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jeudi 7 février 2013

Je n'ose dire...







Champrosay
Dimanche 15 Juillet 1849.


" J'écris à Peisse*, à propos de son article du 8.


 Je n'ose dire que tout ce que vous écrivez là est d'une grande justesse, parce que j'en recueille le bénéfice ; ce que vous dites de la couleur et du coloris ne s'est jamais dit beaucoup. La critique est comme bien des choses, elle se traîne sur ce qui a été dit et ne sort pas de l'ornière. Ce fameux beau que les uns voient dans la ligne serpentine, les autres dans la ligne droite, ils se sont obstinés à ne le jamais voir que dans les lignes. Je suis à ma fenêtre et je vois le plus beau paysage : l'idée d'une ligne ne me vient pas à esprit. L'alouette chante, la rivière réfléchit mille diamants, le feuillage murmure; où sont les lignes qui produisent ces charman­tes sensations? Ils ne veulent voir proportion, harmonie, qu'entre des lignes : le reste pour eux est chaos, et le compas seul est juge, pardonnez-moi ma verve critique contre mes critiques. Notez que je me mets humblement à l'abri des grands noms que vous citez, tout en leur faisant la part encore plus belle qu'on ne fait ordinairement. Oui, Rubens dessine, oui, Corrège dessine. Aucun de ces hommes-là n'est brouillé avec l'idéal. Sans idéal, il n'y a ni peinture, ni dessin, ni couleur ; et ce qu'il y a de pire que d'en manquer c' est d'avoir cet idéal d'emprunt que ces gens-là vont apprendre à l'école et qui ferait prendre en haine les modèles. Comme il y a plusieurs volumes à faire là-dessus, je m'arrête pour en revenir au plaisir que vous m'avez fait, etc. "

*Jean-Louis Peisse (1803-1880), médecin,écrivain, conservateur des collections de l’École des Beaux-Arts; il faisait de la critique d'art. Delacroix lui écrit pour le remercier d'un article élogieux qu'il avait publié dans la Constitutionnel sur les envois de Delacroix au Salon de 1849.

Eugène Delacroix JOURNAL 1822-1863 Les Mémorables, Plon éditeur 1980.

31 commentaires:

  1. Surprenantes ces lignes de Delacroix qui, pour approcher l'idée du beau, évoque la nature plus que l'art. Ce texte, bien sûr, incite à s'interroger, à creuser. Qu'est-ce que le beau pour chacun de nous ? Y a-t-il des sensations communes de la beauté ? Il me semble que l'esprit est concerné par l'idée du beau. Quelque chose d’ineffable et d'harmonieux passe des sens à la pensée. Il y a arrêt et effacement, suspens même de la pensée. On entre dans une forme de contemplation face à... face à Quoi ? Ce quelque chose qui est hors de nous et qui s'installe en nous comme si nous étions devenus poreux. ce peut être un visage, un paysage, une ligne, une couleur, plusieurs couleurs entremêlées, mais aussi une personnalité, une parole qui est juste, une éthique qui fait d'un être qu'il est authentique, honnête, lumineux... Enfin une belle secousse que ce texte de Delacroix. Merci.

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    1. Comme toujours, christiane, on ne peut qu'apprécier votre attention toute personnelle et sensible au texte de Delacroix.
      Et croyez bien qu'il m'a aussi " secoué" à postériori, ce texte. Car il pose de vraies et complexes questions sur la création picturale. Bien sûr, comme vous l'avez vous-même soulevée, la question du Beau ( on est là, au passage de la conception classique à celle du romantisme, jusqu'au questionnement d'un Yves Bonnefoy, par exemple.)
      Mais encore de la confrontation de la ligne et de la couleur. Et là, cela nous amène jusqu’à chez Matisse!
      Enfin, on ne peut pas ne pas penser au monde de l'art, aux critiques et aux peintres et à la situation toute contemporaine de cet univers impitoyable.
      J'avoue avoir découvert toutes ces questions dans un second temps de lecture. J'espère qu'il y aura débat!
      Bien à vous.

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    1. Oui Bourdon, j'ai lu les gazettes et le net.
      Vous avez vu les titres? L'encre de l'attentat était indélébile!
      Diantre!
      Maintenant on nous dit que l'outrage est restaurable.
      Au-delà de la cuisine médiatique, on peut se poser la question de cette agressivité envers cette "officialité" de l'art que l'on nous présente comme devant être vu.
      Un art domestiqué pour des regards domestiques humains?
      Ne doit-on pas plutôt devenir "maître" de nos regards.
      L'art n'a t-il pas un rôle de formation de cette "maîtrise" ?
      Je pose la question.

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    2. Hélas, christiane, ce n'est pas la première fois qu' une individualité veuille "intervenir" sur une œuvre d'art!
      Rappelez-vous le "rouge baiser" déposé sur une toile de Cy Twombly..
      On nous a tellement dit que l'art devait être (et doit être encore!) transgressif, que tout un chacun y va de sa négative petite intervention.
      Mais est-ce faire œuvre?

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  3. Abimer une œuvre, toile ou sculpture, n'est pas un geste anodin. Il me semble tellement plus intéressant de les détourner en s'en inspirant. Tant de grands peintres l'ont fait pour notre bonheur. Cela ressemble à un acte politique ou à une transgression.
    Je préfère que l'art soit dans les musées plutôt que dans le coffre-fort d'un riche acheteur. Mais une toile chez soi, une enveloppe graphée par un ami, une petite sculpture qu'on regarde avec bonheur, je ne suis pas contre ! Quand je pense à Van Gogh qui n'a jamais vendu une toile et dont on peut maintenant admirer les œuvres à Amsterdam. Je pense aussi à ces peintres du béton qui couvre les murs et les trottoirs des villes de traces éphémères... Il y a l'art dans les musées, l'art hors les musées, les expositions qui veulent transgresser l'art établi. Et ces créations inconnues qui rendent heureux ou malheureux leurs créateurs selon le degré de solitude dans lequel ils créent. Je pense à celle de Bram Van Velde, discret, pauvre et enchanté de couleurs et de lignes. A l'amitié de Beckett qui l'a soutenu tout au long de sa vie. je pense aux foules qui se pressent au seuil des "grandes expositions" et qui désertent les galeries et musées moins en vue. Je pense aux riches collections de certains musées départementaux, aux expositions temporaires... Je pense aux livres sur lesquels vous dessinez tournant autour de certains mots. Giacometti faisait parfois de même. Je pense ... et je regarde comme Delacroix le ciel ... de Paris, presque posé sur les toits des immeubles avec son ventre de nuages gris. Et puis je ne pense plus.

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    1. Et ce gris, est-ce la chute de l' Idéal?

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    2. Le gris... Bacon les a beaucoup utilisés pour y poser ses corps tourmentés. Ils sont repos, acceptation du doute, lisière floue entre lumière et ombre, cette heure de la fin du jour où l'on dit "entre chien et loup" ou, plus tard, " la nuit,tous les chats sont gris"... Mais on dit aussi d'un début d'ivresse : une griserie.
      J'aime parfois que la pensée s'atténue, se métamorphose en sensations et plus tard en contemplation. Le gris est discret, humble. (Ah les gris de N. de Staël et ceux de B. van Velde à la fin de sa vie....) Le gris c'est la fragilité humaine, l'accueil de la mélancolie, l'effacement des désirs (oui !)... Une suspension des couleurs. Une passivité ? De l'humilité. Très émouvant le gris...

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    3. GRIS, BRUN, NOIR...
      (Georges Braque)

      " Gris, brun, noir, feuilles, sables, vases ; les grandes rieurs jaunes qui me regardent. Je me vois au milieu des tableaux, les regardant l'un et l'autre, passant du vase à la plage, au blé, à la bicyclette brillante, l'humidité du pré derrière les deux troncs d'arbres au bord de la route. Je sens l'asphalte, la poussière, l'étendue du pré et de la forêt, je suis sur la route passant à côté de cette bicyclette comme abandonnée dans le paysage et puis le banc sous les arbres à l'ombre fraîche. Je vois tout le jardin, je suis dans le jardin, j'en­tends les pas sur le gravier, les voix des autres qui sont là avec moi qui vont et viennent, et, là-bas, il y a ce banc dans l'ombre fraîche qui m'attire.
      Je regarde les fleurs. Il y a de vraies fleurs à côté du tableau, elles se ressemblent. La fenêtre et les objets, je passe des peintures aux choses ; ensemble elles créent la pièce dans laquelle je me trouve, dont je sors et dans laquelle je rentre selon la peinture que je regar­de et maintenant en écrivant je regarde les fleurs qui sont là à côté de moi sur la table. Elles ont les mêmes dimensions que celles de Braque, le même vert. Je ne suis pas chez moi, chez moi, il y a plutôt de la poussière et du noir, ça ressemble moins aux peintures de Braque - et encore. Ici, oui, et le paysage qui m'entoure. Jamais je n'ai été aussi frappé par l'immense luxe de ce grand paysage mer­veilleux. Aujourd'hui j'ai essayé de le peindre, j'ai encore le ciel brillant et poli devant les yeux et cette densité. Je pense à ce que di­sait Braque des paysages grandeur nature devant les peintures de Varengeville, grandeur nature, comme les Corot, ce qui m'avait fait ce plaisir gai. Je savais alors qu'il avait raison, ce soir j'en suis plus certain encore, et je sais aussi que ces fleurs sont grandeur nature."

      Alberto Giacometti Écrits Hermann éditeur 1990.

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  4. Mettre des mots sur des images, sur leur histoire est toujours passionnant. Merci pour cette découverte.

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    1. Et quelquefois, des images sur les mots..

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  5. le laid, le beau! that is the question, chaque artiste a sa subjectivité sur le sujet et heureusement que nous sommes tous différents... bien d'accord avec Delacroix quand il dit : "pire que d'en manquer c' est d'avoir cet idéal d'emprunt que ces gens-là vont apprendre à l'école..."oser être soi-même contre vents et marées...!

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    1. " Les poètes, les artistes et toute la race humaine seraient bien malheureux, si l' idéal, cette absurdité, cette impossibilité, était retrouvé. Qu'est-ce que chacun ferait désormais de son pauvre moi, de sa ligne brisée?" s'interroge Baudelaire dans ses Curiosités esthétiques à la rubrique "Salon de 1846".

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  6. témoignages,commandes,propagandes toutes réalisations à pour objectif d'impacter,certes il est vrai que nous pauvres cibles,sommes en effet placés,guidés,téléguidés sur la trajectoire.
    Pourquoi l'histoire de l'art dans ces écoles plus ou moins prestigieuses,n'est-il pas assez "grand" pour se raconter tout seul? (éduquons,éduquons!)

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    1. Je crois que "l'art" ne se trouve pas dans les écoles.

      Et entre le "grand art" et le"bas art", c'est le bazar si je puis me permettre cette expression.
      L'art nait souvent là où on ne l'attend pas!

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  7. Plusieurs jours que je tourne mon crayon, enfin, mon clavier parce que le commentaire de ce texte ouvre tant de questions qu'il faudrait des heures entières de réflexions, alors, à quoi bon quelques lignes ?
    je n'ose dire donc... mais me rappeler quelques questions,
    - sur le beau (qui n'existerait que par rapport au laid, et vice versa, un concept donc),
    - sur la perception et sur la reconnaissance sensorielle et intellectuelle de l'art, de la nature (au sens large) - sur l'impressionnisme naissant -ce que dit le texte- et l'abstraction à venir.
    - sur l'opposition du trait et de la couleur auquel il faudrait ajouter la matière (Delacroix aquarelliste)
    - sur l'histoire du goût : qui aujourd'hui se préoccupe du trait (pourtant si beau !) sur les vases à figures noires ou rouges des vases grecs ? que penser des merdes d'artiste en boite ou en matière picturale ?
    - sur l'artiste et la réception de son œuvre, de son vivant, et après sa mort
    - sur l'homme au gilet vert (autoportrait, correspondance...) A ce propos, j'ai la même édition que vous de cette correspondance, mais je crois qu'une nouvelle édition, enrichie, est aujourd'hui disponible.
    -... liste de questions non limitative

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    1. Oui Louise Blau, Delacroix initie par ses questionnements l'ouverture décisive à un art que l'on peut appeler "moderne".

      Déjà, Baudelaire avait ébranlé cette notion de l’idéal :

      « Les poètes, les artistes et toute la race humaine seraient bien malheureux, si l'idéal, cette absurdité, cette impossi­bilité, était trouvé. Qu'est-ce que chacun ferait désormais de son pauvre moi, de sa ligne bri­sée ? » s'interroge Baudelaire, (« Salon de 1846 », in Curio­sités esthétiques). Idéal désiré mais fallacieux, « moi » honni mais réel, tel sont les termes du combat qui s'engage dans la se­conde moitié du xixème siècle pour finalement bouleverser la conception de l'art. L'œuvre de Baudelaire témoigne de ce conflit entre aspiration à l'idéal et exigence du réel. Il s'y opère le renversement complet d'une conception qui faisait de l'idéal
      la représentation concrète de l'essence. Selon cette dernière perspective, l'idéal est la réalité préservée de ce qui la défigure : le non-être, ou bien encore le mal. L'art qui représente l'idéal restaure la réalité, la donne à ad­mirer dans toute sa splendeur. C'est là la conception classique de la beauté, manifestation de l'être dans son intégrité. L'œuvre idéale est inséparablement belle, parfaite, vraie, et bonne. Or, le conflit qui s'élève chez Baude­laire disjoint ces termes : le vrai n'est pas bon, la beauté n'est pas vraie, ou si elle l'est, c'est dans une redéfinition qui en exclut toute idée de perfection. « J'ai trouvé la définition du Beau - de mon Beau. C'est quelque chose d'ardent et de triste, quelque chose d'un peu vague, laissant carrière à la conjecture. [...] (pour que j'aie le courage d'avouer à quel point je me sens moderne en esthétique) [...] je ne conçois guère (mon cerveau serait-il un miroir ensorcelé ?) un type de Beauté où il n'y ait du Malheur » (Journaux intimes, fusées). Le mal cons­titue l'être au même titre, et peut-être même davantage, que ne le fait le bien. Dès lors, il n'est plus question, pour l'ar­tiste, de distribuer blâmes et louanges, d'applaudir à la vertu et de condamner doctement le vice : les essences bien définies, les idéaux, ne permettent plus de comprendre le monde. L'at-
      trait qu'ils exercent est tout op­posé : se tourner vers l'idéal, c'est fuir la torture du réel, chercher le repos dans un uni­vers de rêve. À côté de la beauté idéale (« La Beauté », Les Fleurs du mal, XVII), la beauté de la modernité donne corps à la monstruosité sans la condamner, au malheur sans le légitimer. La disjonction de la beauté et de la norme, déjà analysée chez Platon ou Rous­seau, passe ainsi avec Baude­laire dans les représentations communes. Mais cette beauté recherchée pour elle-même de­vient elle aussi un type d'idéal dont l'esthétique contempo­raine cherche à son tour à se dé­prendre :
      « Ruiner la face nue qui monte dans le marbre,
      Marteler toute forme, toute beauté.
      Aimer la perfection parce qu'elle est le seuil,
      Mais la nier sitôt connue, l'oublier morte,
      /L'imperfection est la cime »

      (Y. Bonnefoy, Poèmes, Hier régnant désert, L'Imperfection est la cime, NRF-Gallimard, 1982, p. 139).

      Béatrice Lenoir in L'oeuvre d'art Flammarion collection corpus 1999.

      ( Je vous réponds par ailleurs...)
      Bonne journée!

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  8. "L'idéal d'emprunt", c'est comme qui dirait un académisme?
    Une manière qui ne sera jamais totalement nous-même, l'art d'à côté de l'art?
    G. Villeneuve

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    1. J' irai un peu dans votre sens, "A".
      Chaque grande avancée en art a secrété son "idéal d'emprunt", voyez les perroquets et les "pères OK" de l'art conceptuel...
      Beau dimanche!

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  9. Une conversation amicale et vigilante... qui pose la question du sens ce serait le volume...la question des limites ce serait la forme...entre les deux, il y aurait une sorte "d'incomplètude"... un style" incorrect" une sorte d'errance de la pensée qui est le gardien, dans son temps vide, d'une autre direction...

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    1. Peut-être comme ce qui est dit ci-dessous de l'errance, Laurence?

      Dubuffet : l'errance vers les jaillissements

      " Quitter le terrain des choses constituées, celles qui ont un contour, s'inscrivent dans l'espace de la géométrie, obéissent au principe d'identité. Quitter le territoire du regard, celui où le regard se donne ses objets comme on s'octroie un pri­vilège. Abolir le privilège du regard. Rompre l'individuation, les individualités tranchées et mettre le regard en labilité permanente, opérer un « glissé » des contours pour retrouver, sous la perception habituelle du réel, sa perception pri­mordiale, celle qui traverse et sous-tend le regard, mais que le regard a occultée. Ce départ nécessite l'abandon de tout repère usuel, qui est repère net, topologie familière et certaine. Ce départ, en effet, est la volonté de se perdre dans le continu, en deçà du discontinu.
      Il faut, pour y parvenir, se faire un regard qui soit « reptation tâtonnante et follement préci­pitée »( Max Loreau). On découvre alors un univers d'ébauches

      et de jaillissements, « où tout n'est que glissade et procès de transition »(M. Loreau), monde du presque où rien ne séjourne encore dans son être ferme, où tout n'y séjourne déjà plus. C'est un lieu sans lieu, lieu de passage et de transition. Entrelacs de topies naissantes. Encore atopies, au pluriel. L'originaire de la perception est ainsi atteint par mimésis. Pour rendre le réel à son tremblé d'in­certitude, il faut soi-même faire entrer en errance le regard porté sur lui."

      Daniel Klébaner Poétique de la dérive, collection Le Chemin Gallimard 1978.

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  10. Quid de la coulée géodésique et du principe anthropique trivial.
    Vous me semblez un tantinet restrictif (ve,aussi)
    Ajustons nos lorgnons.

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    1. C'est un peu comme le passage d'une comète dans l'atmosphère sauf que l'on serait soi-même cette comète. Ça se pulvérise, ça erre, ce "réel tremblé d'incertitude"!
      ( Bourdon, ici le soleil persiste!)
      Bàv.

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  11. Réponses
    1. L'art, voilà ce qui pourrait être ce que vous nommez "le panache"!

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  12. c'est souple et léger comme une plume alors pourquoi un ton grave.

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    1. Grave, vous avez dit grave. Mais où est-ce grave?

      (Et puis gravis en latin, signifie lourd, pesant..Et du haut de la tour aux expérimentations, la plume et la pomme sont lâchées... Elles parviennent au sol avec la même légèreté!)

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  13. Galilée Newton...
    Allez un p'tit tour un peu plus loin.
    http://youtu.be/5C5_dOEyAfk

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    1. Magnifique image dont je n'avais pas le moins du monde le souvenir, merci!

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  14. Très belle page, merci de la partager avec nous. Les échos de l'exposition "Des fleurs en hiver" au musée Delacroix incitent à découvrir le peintre au-delà des lieux communs, comme votre billet.

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